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Rojava : la révolution est-elle finie ?

  • il y a 16 heures
  • 12 min de lecture

Comprendre l’offensive de janvier contre le Nord-Est syrien



Au Nord-Est de la Syrie, c’est un manière d’habiter le monde qu’ils ont voulu anéantir

Ce mois de janvier 2026 a été marqué par des attaques d’une intensité jamais vue auparavant contre ce qui a été mondialement connu comme « la révolution du Rojava ». Ce territoire à majorité kurde du nord-est de la Syrie avait vu éclore une révolution en 2012 basée sur la liberté des femmes, l’écologie et la coexistence des peuples au sein d’une démocratie directe. Cette expérience du Confédéralisme Démocratique1 s’était élargie à certaines régions arabes et avait pris le nom d’Administration Autonome du Nord et de l’Est de la Syrie (AANES).


Pour beaucoup, le Rojava représente une lueur dans les ténèbres d’un capitalisme en voie d’effondrement. Pour beaucoup, le Rojava comme le Chiapas sont des preuves vivantes qu’un autre monde est possible, qu’il existe des moyens de vivre et de faire société en dehors du système patriarcal, étatiste et capitaliste. La révolution du Rojava, c’est aussi celle qu’on a appelé la révolution des femmes parce que c’est aussi là qu’une des expériences les plus radicales de lutte et d’émancipation des femmes a vu le jour. Et c’est contre tout cela que les forces de la modernité capitaliste ont coordonné la plus grande offensive contre l’AANES jamais menée auparavant. Plus qu’une offensive militaire, c’est avant tout une attaque contre une façon d’habiter le monde, de manière communale et contre les formes de dominations patriarcales, où la vie est intimement liée à la terre. En cherchant à détruire l’une des plus grande expérience révolutionnaire du 21e siècle, les forces impérialistes ont voulu donner un message : « qui refuse le mode de vie du capitalisme sera anéanti ».


En un mois, des centaines de civils ont été massacrés, des milliers d’autres ont été une énième fois déplacés, de nombreux crimes de guerres ont été commis, en particulier contre les femmes2. À Alep, des centaines d’enlèvements, d’actes de tortures et de pillages ont été documentés. Ces attaques d’une rare intensité ont été perpétrées par des milices du HTS3 dont certaines ne cachent pas leur affiliation à Daech. L’implication de la Turquie dans cette offensive a également pu être confirmée, notamment par les multiples frappes de drones kamikaze à Alep, Heseké et Qamishlo. Dans le même temps, de nombreuses prisons sous contrôle des FDS4, dans lesquelles étaient détenus des membres de Daech ont été attaquées et reprise par HTS dans le silence complice de la coalition internationale contre Daech, entraînant des évasions et des libérations massives.


Dans le même temps, la résistance démontrée face à ces attaques a été spectaculaire. Dès les premières attaques contre Alep le 6 janvier, la population s’est mobilisée massivement. Dans chaque quartier les gens se sont organisés. Celles et ceux qui pouvaient ont pris les armes et montaient la garde. D’autres préparaient à manger pour les combattant.es. Du Bakur, du Bashur et du Rojhilat5, des centaines de jeunes kurdes se sont mobilisés, passant les postes frontières de force pour rejoindre la résistance au Rojava. Partout dans le monde, des initiatives de solidarité ont été mises en place. De la Colombie à la Papouasie, de l’Allemagne au Kenya, partout des mobilisations ont eu lieu. Une grande caravane des peuples6 a mobilisé des dizaines de jeunes d’Europe qui du jour au lendemain ont pris la route ensemble pour rejoindre le Rojava. Lorsqu’une vidéo d’un mercenaire djihadiste arborant la tresse coupée d’une combattante des YPJ comme un trophée de guerre a été diffusée, des femmes du monde entier se sont rassemblées et ont tressé leur cheveux comme pour affirmer envers les femmes combattantes kurdes : « nous sommes unies, notre combat est commun, à chacune de vos attaques, la révolution des femmes grandira ».


À l’heure actuelle, et ce depuis le 29 janvier, un accord de cessez-le-feu a été signé entre l’AANES et le gouvernement de transition syrien7. Cet accord a été effectué à un lourd prix puisque l’administration autonome a été contrainte de céder de nombreux territoires qui sont retombés sous le contrôle de l’armée syrienne. Cet accord, loin d’être idéal, fut pourtant l’un des meilleurs compromis pour éviter un massacre généralisé, comme les violentes attaques sur Alep début janvier laissaient présager. Malgré tout, et ce grâce à la pressions exercée par le peuple kurde et le soutient internationaliste partout autour du monde, plusieurs victoires ont été obtenues au sein de cet accord, telles que la promesse du retour des déplacés ou encore le retrait de la Turquie des zones occupées dans la région d’Alep. Dans le même temps les institutions de l’Administration Autonome devraient être intégrées officiellement à l’État syrien et certaines brigades des FDS vont pouvoir être maintenues. Dans le cadre de cet accord, l’enjeu est désormais de ne pas affaiblir la lutte pour que le rapport de force permette de conserver et d’approfondir les acquis de la révolution.



Un plan des puissances internationales

Voilà pour les faits. Il est cependant impossible de comprendre les attaques contre l’expérience révolutionnaire du Nord et de l’Est de la Syrie sans prendre un peu de recul. Et c’est en observant les plans des forces impérialistes qu’on comprend mieux que les attaques menées contre les peuples partout autour du monde, du Kurdistan à la Palestine et d’Abya Yala en Ukraine, ne sont que les résultat de même politiques. Ainsi, il faut d’abord revenir 100 ans en arrière, lorsque les puissances impérialistes, et en particulier la France et l’Angleterre se sont divisé le Moyen-Orient après la Première Guerre Mondiale. Là où une mosaïque de peuples et de croyances coexistaient dans une relative autonomie au sein de l’Empire Ottoman, les puissances occidentales ont tracé des frontières qui ont plongé le Moyen-Orient dans un chaos qui dure depuis lors. Des États-Nation se développent progressivement tels qu’ils avaient été pensés et construits depuis un siècle déjà en Europe, basés sur le principe centralisateur d’« une nation, une langue, un drapeau ».


Ce sont notamment les accords de Lausanne de 1923, qui, en démantelant l’empire Ottoman en différentes zones d’influences partagés entre les puissances européennes, ont divisé le Kurdistan entre quatre États : la Syrie, l’Irak, l’Iran et la Turquie. Dès lors, être kurde a rimé, selon les pays, à risquer l’anéantissement, ou à être forcé à l’assimilation culturelle. Il a fallu lutter pour affirmer, par delà les frontières, une identité kurde transnationale cherchant à construire un espace unifié.


Au début des années 90, avec l’effondrement du bloc soviétique et la guerre du Golfe, le capitalisme entre dans une nouvelle phase de crise intense. Les puissances impérialistes entament un processus mondial ayant pour objectif de recréer de nouveaux équilibres de pouvoir. Débute alors un nouveau conflit global que le Mouvement de Libération du Kurdistan qualifie de Troisième Guerre Mondiale. Cette guerre, qui sort de la logique des deux blocs distincts des guerres précédentes, se caractérise par des alliances en permanente recomposition au gré des contextes et intérêts. Dans le même temps, le but n’est pas l’anéantissement total de l’adversaire mais une lutte pour devenir le nouveau pouvoir hégémonique. Dans ce conflit où les anciens équilibres de pouvoir ont été bouleversés, le Moyen-Orient se retrouve au centre des affrontements. Cette fois-ci, la stratégie de l’Occident pour appuyer sa domination sur la région a changé. Avec la financiarisation du capitalisme, le modèle de l’État-Nation basé sur une économie de marché nationale, tel qu’il avait été conçu à l’origine, ne permet plus de répondre à leurs besoins. C’est pour cela que les puissances occidentales, menées par les États-Unis et Israël, s’appliquent à remodeler la région selon leurs nouveaux intérêts.


Ainsi, deux forces s’opposent actuellement au Moyen-Orient. D’un côté, les puissances occidentales cherchent à détruire les équilibres actuels afin de s’assurer la domination des ressources et les routes commerciales de la région. Face à eux, les État conservateurs, tels que l’Iran et la Turquie cherchent à maintenir le statu-quo des État-Nations traditionnels, c’est-à-dire qu’ils souhaitent protéger leur influence régionale tout en refusant de s’intégrer dans le nouvel ordre capitaliste mondial. Ils cherchent à protéger leur autonomie géopolitique à travers leurs propres projets impérialistes pour la région. C’est notamment le cas du projet de l’empire Néo-Ottoman de la Turquie et du croissant chiite et de l’axe de résistance de l’Iran.


L’intensification du génocide contre le peuple Palestinien à partir du 7 octobre 2023 a représenté une nouvelle étape dans la guerre au Moyen-Orient. Une séquence s’est alors ouverte qui se poursuit jusqu’à aujourd’hui, avec l’objectif pour les forces Occidentales d’anéantir le croissant chiite dominé par l’Iran. Pour atteindre leurs objectifs, plus aucune barrière éthique ou aucun droit international ne viennent représenter un obstacle dans leur stratégie sanguinaire. De là ont commencé les attaques contre les forces liées à l’Iran telles que le Hamas en Palestine, le Hizbullah libanais, les Houttis du Yémen ou bien encore l’offensive actuelle en Syrie. Mais cette fois-ci, les enjeux sont différents. Ne faisant ni le jeu de l’impérialisme occidental américo-israélien ni celui d’un prétendu axe de résistance mené par l’Iran et ses milices dans les pays voisins, le « Confédéralisme Démocratique » du Nord-Est de la Syrie propose une 3ème voie, qui répond aux intérêts non pas des États mais bien à ceux des peuples. Des peuples qui s’organisent en dépassant les frontières des nationalismes et en remettant en cause les racines de la domination patriarcale.


C’est lorsqu’on comprend le contexte de la 3e Guerre Mondiale au Moyen-Orient qu’on peut aussi mieux analyser les récents développement en Syrie. Le 8 décembre 2024, le régime Baas s’est effondré. Après 50 ans de dictature, de massacres et d’emprisonnements de masse, les peuples ont enfin soufflé. L’espoir refleurissait alors que les statues d’Al-Assad tombaient. Un an plus tard c’est la statue de la combattante arabe Rojbîn Ereb, érigée à Tabqa après la chute de Daech, qui a été détruite par les milices du gouvernement de transition d’HTS8. Cela fait suite à de nombreux massacres commis contre les communautés Druzes et Alaouites dès l’arrivée au pouvoir du gouvernement de transition syrien mené par Al-Sharaa. En effet, ils n’ont pas attendu longtemps pour montrer leur véritables intentions, reprendre le contrôle de la Syrie en se basant sur une idéologie profondément patriarcale, intolérante et anti-démocratique.


Pourtant cette fois-ci, la position de l’Occident à bien changé à leur égard. HTS, groupe issu d’Al-Qaïda a rapidement été déclassé de la liste des organisations terroristes après leur prise de pouvoir alors que cela faisait des années qu’elle était considérée comme telle par la communauté internationale. Mais alors pourquoi ce retournement ? C’est que HTS s’est au final montré un partenaire stratégique pour mener à bien leur offensive contre le croissant chiite alors que les FDS ont toujours refusé de servir de mercenaires aux États-Unis.


Les 5 et 6 janvier, des discussions ont lieu à Paris entre Damas et Israël sous l’égide des État-Unis. HTS, en concordance avec les projets de la Turquie, ferme les yeux sur l’occupation israélienne du sud-ouest de la Syrie tandis qu’Israël et la coalition internationale menée par les États-Unis assurent qu’ils n’interviendront pas en cas d’invasion de l’AANES. C’était donc un grand plan international coordonné pour mettre fin à l’expérience révolutionnaire du Nord et de l’Est de la Syrie. Sans l’accord de cessez-le-feu du 29 janvier, et ce malgré la détermination de la population à résister, le peuple kurde aurait probablement fait face à un génocide.


En plus de leur aspect génocidaire, les attaques menées avaient pour but de briser en particulier les relations entre kurdes et arabes, selon la stratégie classique du « diviser pour mieux régner ». Pour les États-Unis, Israël et leurs alliés, moins les peuples sont unis, plus la région est contrôlable à leur guise. Les renseignements de la Turquie (MIT) ont notamment joué un rôle important dans la défection des tribus arabes des FDS au début des affrontements9. La décision rapide des FDS de se retirer des régions arabes a donc eu également pour motif de contrecarrer le plan visant à créer un important conflit entre les populations kurdes et arabes. Encore aujourd’hui, et en particulier dans les médias, la volonté des puissances impérialistes de diviser les peuples apparaît clairement. C’est contre cela que le projet de « Nation Démocratique », c’est à dire de coexistence des peuples, expérimenté au sein de l’AANES, malgré toute les difficultés qui ont pu être rencontré dans la pratique, représente un axe majeur de la lutte pour l’autonomie des peuples. Dans cette perspective, une lutte internationale qui sait reconnaître les liens entre les luttes des peuples et dépasser les pièges nationalistes tendus par la modernité capitaliste est vitale.



Le rôle d’Abdullah Öcalan10

Le leader du mouvement de Libération du Kurdistan Abdullah Öcalan a joué un rôle important dans la mise-en-place du cessez-le-feu. Depuis 27 ans, il est emprisonné par la Turquie sur l’île prison d’Imrali suite a une conspiration internationale orchestrée par 25 États et en particulier les services secrets américains et israéliens. Depuis plusieurs mois déjà, Abdullah Öcalan alertait sur le risque de voir advenir 50 Gaza au Moyen-Orient si une résolution à la question kurde n’était pas trouvée. C’est donc sur sa proposition qu’une réunion a été organisée au Rojava entre la Turquie, l’AANES, HTS, des diplomates américains et français ainsi qu’une délégation le représentant. Cette réunion a définit le cadre de l’accord du 29 janvier dans lequel les lignes rouges du mouvement de libération kurde ont pu être protégées, que ce soit en terme d’auto-gouvernement local, d’auto-défense des peuples et de droit à la langue et à l’éducation.


Plus largement, cet accord s’inscrit dans le cadre d’un processus de paix initié par Abdullah Öcalan le 27 février 2025. Après 40 ans de lutte armée, et sur l’appel d’Öcalan, le PKK (Parti des Travailleurs du Kurdistan) s’est officiellement dissout et a mis fin à la stratégie de la lutte armée. Sans nier l’importance que le PKK a pu avoir pour permettre la reconnaissance du peuple kurde ainsi que le sacrifice de milliers de martyrs, Öcalan a démontré la nécessité de repenser la stratégie du Mouvement de Libération du Kurdistan selon le paradigme de la modernité démocratique.


Un nouveau processus a alors commencé, le processus pour la « paix et la société démocratique ». Cette stratégie comporte deux aspects. D’un côté la société doit s’auto-organiser sur la base de la libération des femmes et dans la coexistence des peuples et religions, tout en étant apte à assurer son auto-défense. D’un autre côté, un processus « d’intégration démocratique » doit avoir lieu au sein des État de Turquie, de Syrie, d’Irak et d’Iran. Cette « intégration », loin de s’apparenter aux formes d’assimilations culturelle et politique qu’ont vécu le peuple kurde jusqu’alors, doit lui permettre d’obtenir des garanties légales, voire constitutionnelles, lui permettant de pouvoir développer la « société démocratique ».


Ainsi, en Turquie une commission a été mise en place et doit statuer sur la mise en place d’un nouveau cadre légal pour parvenir à la résolution de la question kurde. En Syrie, durant toute l’année 2025, de nombreux efforts ont été effectués de la part de l’AANES pour mettre en place les conditions favorables à une « intégration démocratique ». Sans surprise, la Turquie et autres puissances internationales ont toujours cherché à saboter les négociations. Mais comme nous l’avons vu au Rojava, la résistance des peuples permet d’obtenir des résultats, cette fois-ci insuffisant certes mais qui pourront grandir plus les peuples feront front commun pour une 3e voie face au capitalisme.


Et c’est là un des points cruciaux de ce processus initié par Abdullah Öcalan, c’est que sa réussite ne dépend pas que des États : la construction de la « société démocratique » commence avant tout par le bas. Face à un système qui divise les peuples et atomise les sociétés, il s’agit de construire une société organisée, capable se s’auto-défendre tant moralement que physiquement. Il s’agit de construire des communes partout, construire et renforcer les initiatives d’éducation populaire, faire coexister et s’exprimer les différentes cultures, redonner aux femmes une place centrale dans la société. Pour cela aussi, Abdullah Öcalan insiste sur la nécessité des peuples de s’unir et de s’organiser. Ainsi, il a proposé dans ses perspectives adressées au congrès de dissolution du PKK, la fondation d’une nouvelle internationale socialiste, cette fois-ci qui ne serait pas l’internationale des États mais celle des peuples : l’Internationale Communale11.


Ce que propose Abdullah Öcalan, c’est de repenser en profondeur l’idée de révolution. En tirant des leçons du passé et notamment du socialisme réel de l’URSS, il propose une nouvelle manière de penser le socialisme. L’Histoire n’est pas seulement celle de la lutte des classes, même si elle y joue un rôle important, mais c’est d’abord une dialectique entre l’État et la Commune. L’État, qui trouve son origine dans la domination de l’homme sur la nature et de l’homme sur la femme, s’oppose donc directement à la vie des sociétés. Plus l’État est fort, plus l’existence sociale est menacée. Mais à l’inverse, plus une société est capable de s’auto-organiser, plus le rôle de l’État devient superflu. Et c’est pour cela que repenser le socialisme au 21e siècle, c’est repartir aux origines de la domination, c’est voir que tout au long de l’Histoire, deux lignes ont toujours existé en parallèle, et que c’est celle d’une réelle démocratie en dehors de la logique de l’État-Nation que nous devons faire grandir.


Peut-être y aura-t-il des pessimistes qui pensent que les derniers développements au Rojava sont la preuve qu’un modèle tel que celui du confédéralisme démocratique sont utopiques, qu’ils ne peuvent exister face au système capitaliste. Peut-être imaginent-ils plus la fin du monde que celui du système étatiste et capitaliste. Pourtant si l’on regarde aujourd’hui, c’est avant tout lui qui est en crise. Accepter qu’il n’y a pas d’alternative à la cruauté et à a guerre, c’est déjà baisser les bras, c’est se rendre avant d’avoir résisté. Le Rojava n’est pas un paradis terrestre ou toute forme de domination a été abolie, c’est l’histoire de peuples qui se sont unis et ont tenté ensemble de s’organiser. C’est un processus semé de douleurs et de résistances, d’erreurs et d’auto-critiques. C’est que pour construire une vie libre sur des milliers d’années de civilisation étatique et patriarcale, il faut lutter, parfois tomber, toujours se relever et continuer à avancer. L’expérience communale du Rojava, n’est pas morte, elle est en danger certes mais pourra grandir d’autant que la détermination et la résistance des peuples grandira. En 14 ans d’existence, la révolution des femmes a semé des graines tout autour du monde, et face à ce capitalisme en bout de course, la réponse ne peut-être que celle là : construisons 1000 Rojava !




Pour aller plus loin :




1« Le confédéralisme démocratique est un paradigme social et non-étatique […] Le confédéralisme démocratique est fondé sur la participation de la population, et ce sont les communautés concernées qui y maîtrisent le processus décisionnel. Les niveaux les plus élevés ne sont présents qu‘afin d‘assurer la coordination et la mise en œuvre de la volonté des communautés qui envoient leurs délégués aux assemblées générales. Pour assurer un gain de temps, ils font office à la fois de porte-parole et d‘institution exécutive. Cependant, le pouvoir décisionnel de base est dévolu aux institutions populaires. » Abdullah Öcalan



3 Hayat Tahrir al-Sham : groupe politique islamiste à la tête du gouvernement transitoire syrien après la chute du régime de Bachar Al-Assad en 2024


4 Forces Démocratiques Syriennes : coalition militaire qui regroupe différentes forces d’auto-défenses populaires kurdes, arabes et assyriennes dont notamment les YPG et les YPJ


5En kurde : Nord, Sud et Est, désigne les parties du Kurdistan situées sur le territoires des États turcs, irakiens et iraniens.








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